-Bonjour, les papiers, les bouteilles vides...
-Tu n’arriveras pas à me ternir cette magnifique journée.
-Pas moi, mais le chef s’il remarque notre disparition.
-On lui dira qu’on a obéi à ces ordres «Allez me chercher les meilleurs pâturages, herbes grasses, fleurs épanouies, sources fraîches, le tout bien exposé au soleil »
-D’accord, mais ça c’était il y a plus d'une semaine !
-Il n’est jamais trop tard pour bien faire, allez amène toi !
-J’arrive, mais je sens que ça va corner !
-Regarde si c’est pas tout mignon, les pâquerettes, les sauterelles qui bondissent devant nous, les chamois qui bond... « Salut les chamois, alors ça lustre les gars ? »
-Ils font une sale tête, pourquoi tu leur as dit ça ?
-« Ca lustre » ! T’es nul ? A cause de la peau de chamois !
-Ah ok !...
-Salut les corneilles, vous l’avez retrouvé votre camembert ?
-Ah ah !..., je sais, la fable !
-Waouh !... tu progresses !
-Salut les marmottes, on l’emballe ce chocolat ?
-Hein !... ????
-Laisse tu peux pas comprendre, t’as pas la télévision.
-Bonjour Mesdames les vaches, bonjour Juliette, comment allez vous par ce jour radieux ??
-Ben dis donc t’es bien courtois ?
-Chut !... laisse moi faire
-Salut les enfants, alors ça c’est bien passé, l’hiver ? Pas trop froid ?
-Oh non !... M’dame, notre chef a su nous réchauffer à coup de cornes !
-Mes pauvres biquets et vous n’avez pas trop souffert de la faim
-Si, mais on se rattrape sur cette belle herbe fraîche, dommage qu’elle ne contienne pas toutes les vitamines nécessaires à notre développement !
-Vous êtes sur ? Pourtant, nous arrivons à faire avec !
-Oui, mais quelques granulés, quelques farines vous apportent le calcium.
-Hum !... Je vois, venez voir à mon pis, j’ai les mamelles tellement pleines qu’elles me font mal.
Ainsi, les deux gourmands se gavent de bon lait frais. Puis après avoir remercier leurs amies, ils vont s’endormir sur un rocher en plein soleil.
-Ah !... mes deux fainéants, je vous y prends et me dites pas que vous cherchiez les meilleurs pâturages. Mais dites donc, vous sentez le lait comme des nouveaux nés.
-Ben !... Chef, justement on vous attendait en surveillant les vaches. C’est une d'elles qui nous a donné du lait. C’est pas dur, chef, c’est celle...
-Écoute, nigaud, je sais reconnaître une vache et pour moi, il me faut la plus belle, la plus grande. Tiens celle la à l'écart, est pour moi.
-Euh !... vous êtes sûr chef ?
-Mais Marcel, si le chef le dit et puis n'est elle pas superbe, avec son pis et ses deux mamelles !...
-Vous voulez, qu’on vous accompagne, chef ?
-Non mais, vous me prenez pour un veau de lait. Retournez au troupeau j’arrive !
Tard le soir, le chef réapparut. Une corne éraflée, des marques de coup et de griffures sur tout corps, le poil en bataille.
-Alors, chef, le lait c’est plein de vitamines ?
-M’en parlez pas, votre vache, c’est une jalouse. Quand je me suis approché, je l’ai toute suite reconnu, avec ces deux mamelles comme des ballons et ses grandes cornes. Elle m’a regardé d’un sale œil. Je vous le dit, jalouse de voir des cornes plus belles que les siennes. Quand j’ai voulu lui soutirer le lait, elle a fait un bond de coté et s’est mis à me foncer dessus, tête baissée. Je n’ai même pas eu peur, à ce jeu, je suis champion, je me suis mis en position, mais la différence de poids l’a avantagée. J’ai volé jusqu’en bas du ravin et enfin me voilà. Maintenant, silence, je dors !
Plus loin, tout bas
-Tu sauras Marcel, que tout ce qui fait Meuh !... n’est pas vache !
-Ca dépend avec qui ??!! Le chef a apprit qu’on ne corne pas un taureau soupe au lait.
-Oui, une corne peu en cacher une autre.
-Tu sais maintenant qui on surnomme l’ « encorner » ?
-Non, je sèche !
-Ben : le chef, « la pieuvre » !!!
-Allez dors, on jette l’ancre ici.
-Bonne nuit Maurice
-Bonne nuit Marcel
-Bonne nuit Poulpe
-Merci, à Bientôt.
(Corrigé par le blog des correcteurs bénévoles)
